Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles associés au libellé Camille Cottin

“Juste une illusion” d’Olivier Nakache et Éric Toledano

Film français d’Olivier Nakache et Éric Toledano (2026), avec Louis Garrel, Camille Cottin, Pierre Lottin, Simon Boublil, Alexis Rosenstiehl, Jeanne Lamartine, Rony Kramer, Giorgia Sinicorni, Augusto Fornari, Adèle Jayle… 1h56. Sortie le 15 avril 2026. Camille Cottin et  Louis Garrel La nostalgie est toujours ce qu’elle était. Et même sans doute plus encore. Olivier Nakache et Éric Toledano, que Jean-Pierre Bacri avait joliment surnommés “ les frères qui n’ont pas le même nom ”, le vérifient en se retournant vers leur adolescence… à une époque où ils ne se connaissaient pas encore mais grandissaient dans des milieux assez voisins. Il se livrent dans leur nouveau film à un exercice pour le moins singulier, en s’inspirant de leurs jeunesses respectives pour évoquer cet âge qu’on dit ingrat à travers la chronique d’une tribu de la classe moyenne qui subit la crise du milieu des années 80, mais garde la tête haute grâce à son esprit de famille. La mère y découvre les joies de...

“Les enfants vont bien” de Nathan Ambrosioni

Film français de Nathan Ambrosioni (2025), avec Camille Cottin, Monia Chokri, Juliette Armanet, Manoâ Varvat, Nina Birman, Guillaume Gouix, Féodor Atkine, Frankie Wallach, Myriem Akheddiou, Tania Dessources, Camille Lethuillier, Maxime, Tsibangu… 1h51. Sortie le 3 décembre 2025. Nina Birman et  Manoâ Varvat Une mère en crise dépose ses deux enfants chez sa sœur aînée avec laquelle elle avait coupé tous les ponts, avant de disparaître comme elle avait surgie… Point de départ d’un film d’une infinie délicatesse qui marque les retrouvailles du réalisateur de Toni, en famille , aujourd’hui âgé de seulement 26 ans, avec Camille Cottin à qui il offre un nouveau rôle de mère, mais cette fois par procuration, qu’elle essaie de concilier avec une homosexualité épanouie et une vie de couple équilibrée, en assumant le rôle auquel elle était sans doute la moins préparée. Il émane de cette chronique intime une émotion irrésistible qui a séduit le jury du festival d’Angoulême où elle a décroché ...

“Trois amies” d’Emmanuel Mouret

Film français d’Emmanuel Mouret (2024), avec India Hair,  Camille Cottin, Sara Forestier,  Damien Bonnard, Grégoire Ludig, Vincent Macaigne, Éric Caravaca, Mathieu Métral, Louise Vallas, Hanaé Alves, Philippe Chareyron, Laurent Roth, Laurent Crozet, Brice Fournier, Louis Seguin, Pauline Andriot, Audrey Gomis, Jimmy Delourneaux… 1h57. Sortie le 6 novembre 2024. Sara Forestier et  Camille Cottin Emmanuel Mouret persiste et signe une de ces études de mœurs comme il les affectionne. Scénario en béton armé, rôles chevillés au corps, dialogue fusants et rebondissants pour des interprètes inspirés. La formule a naguère produit des comédies virevoltantes qui n’avaient qu’un défaut : on les oubliait instantanément, tant l’intimité de l’enjeu était minuscule. Affleurait le bonheur qu’avait le metteur en scène à diriger des comédiens dont il a longtemps été le partenaire. Du coup, on est allé jusqu’à comparer ce Marseillais à Sacha Guitry plutôt qu’à Marcel Pagnol pour son goût...

“L’art d’être heureux” de Stefan Liberski

Film belgo-français de Stefan Liberski (2024), avec Benoît Poelvoorde, Camille Cottin, François Damiens, Gustave Kervern, Laurence Bibot, Lorella Cravotta, Marine Dandoy, Ambre Grouwels… 1h50. Sortie le 30 octobre 2024. Benoît Poelvoorde et François Damiens Certains films forcent le respect pour une raison qui vient à leur échapper. Derrière son titre accrocheur, L’art d’être heureux accroche à son générique d’authentiques fabricants de bonheur qui ne sont en aucun cas des comiques patentés, mais plutôt des francs-tireurs du sourire en coin. Avec deux Belges en têtes de gondole : Benoît Poelvoorde et François Damiens dont le contraste physique s’avère saisissant. Un artiste méconnu décide de s’installer en Normandie afin de s’y resourcer et d’y réaliser enfin le grand œuvre qui lui vaudra gloire et éternité. Sur place, il rencontre des autochtones qui ébranlent ses convictions par leur bon sens et leur hédonisme à toute épreuve. Avec à l’horizon la promesse d’un but plus pragmati...

“Quelques jours pas plus” de Julie Navarro

  Film français de Julie Navarro (2024), avec Benjamin Biolay,  Camille Cottin,  Amrullah Safi, Makita Samba, Saadia Bentaïeb, Loula Bartilla Besse, Olivier Charasson, Andranic Manet, Hippolyte Girardot, Alicia Bader… 1h43. Sortie le 3 avril 2024. Benjamin Biolay Parmi les thématiques dans l’air du temps, les migrants figurent dans le peloton de tête, le cinéma s’intéressant autant au parcours du combattant qui les mène de leur pays natal à celui de leurs rêves qu’à leur difficile intégration. Avec à toutes les étapes des hommes de bonne volonté et d’autres nettement moins accueillants. Des composantes immuables qui nourrissent l’imagination des romanciers et des scénaristes, tout en inspirant les journalistes et les documentaristes. En décembre dernier, dans Ma France à moi de Benoît Cohen, Fanny Ardant incarnait une veuve de Saint-Germain-des-Prés qui hébergeait à son domicile un réfugié afghan désireux d’intégrer Sciences-Po. Une sorte de conte de Noël qui brandissait...

“L’empire” de Bruno Dumont

Film franco-germano-italo-belgo-portugais de Bruno Dumont (2023), avec Lyna Khoudri, Anamaria Vartolomei, Camille Cottin, Fabrice Luchini, Brandon Vlieghe, Julien Manier, Bernard Pruvost, Philippe Jore… 1h50. Sortie le 21 février 2024. Camille Cottin Une autre idée de la science-fiction Bien malin qui aurait pu prédire en découvrant La vie de Jésus (1996) l’itinéraire en lacets que parcourrait son auteur. Bruno Dumont ne fait jamais rien comme tout le monde et a érigé l’art de se contredire en doctrine esthétique. Au fil de ses premiers opus, il se façonne une carapace d’ascète à la Robert Bresson à grands renforts d’interprètes non professionnels et de surgissements esthétiques. Jusqu’au jour où il semble faire table rase du passé en recrutant des acteurs de renom qui acceptent de ne plus “jouer” comme ils en ont l’habitude et de les confronter à des partenaires recrutés par ses soins. Pour les déstabiliser encore un peu plus. Ses mini-séries P’tit Quinquin (2014) et Coincoin et les...