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Affichage des articles associés au libellé Jean Dujardin

“Les rayons et les ombres” de Xavier Giannoli

Film français de Xavier Giannoli (2026), avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diehl, Vincent Colombe, André Marcon, Maria Cavalier-Bazan, Nicolas Avinée, Chloé Astor, Méhério Patoux… 3h15. Sortie le 18 mars 2026. Jean Dujardin et Nastya Golubeva Il aura donc fallu huit décennies au cinéma français pour traiter de la Collaboration. Jusque-là, seuls Le chagrin et la pitié  (1969) de Marcel Ophuls et Lacombe Lucien  (1974) de Louis Malle s’étaient vraiment confrontés aux compromissions de certains Français avec les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale, même si  Section spéciale  (1975) de Costa Gavras, Le bon et les méchants  (1976) de Claude Lelouch, Stella (1983) de Laurent Heyn emann, Uranus (1990) de Claude Berri ou   L’œil de Vichy  (19 93) de Claude Chabrol  en ont évoqué certains aspects, sans toutefois se concentrer expressément sur cette thématique sulfureuse considérée comme une source de division. Le Général de Gaulle ayan...

“L’homme qui rétrécit” de Jan Kounen

Film franco-belge de Jan Kounen (2025), avec Jean Dujardin, Marie-Josée Croze, Daphné Richard, Serge Swysen, Salim Talbi, Miranda Raison, Stéphanie Van Vyve… 1h40. Sortie le 22 octobre 2025. Jean Dujardin et  Serge Swysen Jean Dujardin semble décidément obsédé par la taille. Après avoir incarné un séducteur d’1m36 dans Un homme à la hauteur (2016) de Laurent Tirard, il s’offre cette fois un caprice de connaisseur en reprenant le rôle principal de L’homme qui rétrécit , classique de Jack Arnold considéré en 1957 comme une parabole de la menace nucléaire. Ce remake reprend les grandes lignes de l’original en tirant parti des progrès de la technologie, alors même que c’était sa naïveté qui conférait sa beauté au classique de Jack Arnold. Mais ce n’est évidemment pas un hasard si le cinéma puise à nouveau son inspiration dans un roman de l’écrivain Richard Matheson de science-fiction qui résonne avec les grandes peurs de notre époque, du dérèglement climatique à l’extinction de certai...

Bertrand Blier (1939-2025) : Merci la vie !

Bernard et Bertrand Blier © D. R. Dans la famille Blier, il n’y eut longtemps que des B.B. Le grand-père se prénommait Bernard, la petite fille aînée fut baptisée Béatrice, puis la tradition s’arrêta net. Comme la veine artistique. Entre-temps, avaient vu le jour Brigitte et avant elle son frère aîné, Bertrand. Le jour de la venue au monde de celui-ci, en mars 1939, son père encore élève au Conservatoire se fait porter pâle sur le plateau des studios de Boulogne où Marcel Carné tourne Le jour se lève . Et lorsqu’il y revient, incapable de dissimuler sa fierté que son épouse ait accouché d’un garçon, Jacques Prévert lui adresse cette mise en garde solennelle : “ Désormais, quand tu mangeras des œufs à la coque, fais attention de ne pas briser le crâne du bébé par mégarde ! ” Protégé symboliquement par cette bonne étoile, Bertrand passe sa jeunesse dans l’ombre d’un paternel par intermittences que sa longue captivité en Autriche a soulagé de son embonpoint naissant et ...