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Affichage des articles associés au libellé Gus van Sant

“La corde au cou” de Gus van Sant

Dead Man’s Wire Film américain de Gus van Sant (2025), avec Bill Skarsgård, Dacre Montgomery, Colman Domingo, Al Pacino, Myha’la Herrold, Cary Elwes, Kelly Lynch, John Robinson, Jordan Claire Robbins, Stephanie Bertoni, Daniel R. Hill… 1h45. Sortie le 15 avril 2026. Dacre Montgomery et  Bill Skarsgård Gus van Sant est l’un des très rares réalisateurs américains à s’être toujours montré aussi à son aise sur le registre du cinéma indépendant le plus audacieux qui soit que dans le cadre traditionnel hollywoodien. Une dualité qui lui a permis de s’aventurer sur des chemins de traverse parfois audacieux et d’obtenir une reconnaissance enviable d’auteur, tout en alignant de précieux succès au box-office pour rançon de sa liberté de manœuvre. Résultat : une Palme d’or et un prix de la mise en scène à Cannes pour Elephant en 2003 et des nominations à l’Oscar du meilleur réalisateur pour Will Hunting en 1998 et Harvey Milk en 2009. Résolument inclassable, Gus van Sant signe aujourd’...

50e festival international du film de Toronto (TIFF) : Un délicieux parfum d’Oscars

© Jean-Philippe Guerand Nettement moins médiatisé en France que les festivals d’Angoulême, de Deauville ou de San Sebastián réputés donner le tempo de la rentrée cinématographique, le TIFF de Toronto propose pourtant une vitrine exceptionnelle remplie presque exclusivement de premières américaines et mondiales. Rebaptisée Tiffty, sa cinquantième édition n’a pas fait exception à cette règle en offrant une nouvelle audience aux principaux films primés à Cannes, Locarno et Venise, grâce à des spectateurs enthousiastes pourvus de gobelets de pop-corn et toujours prompts à applaudir. Et puis, entre les séances, l’épicentre du festival, le Knightbox, proposait de se restaurer dans un café éphémère baptisé… Varda qui témoigne du rayonnement et de la pérennité universels de la réalisatrice française. On estime à près d’un demi-million de personnes le public qui a envahi la capitale de l’Ontario entre le 4 et le 14 septembre afin de célébrer les stars hollywoodiennes venues en masse défiler sur...

Marin Karmitz : Première classe

Marin Karmitz © DR Né le 7 octobre 1938 au sein d’une famille juive de Bucarest, en Roumanie, Marin Karmitz échappe à la Shoah et immigre à Nice en 1947. Au lendemain de ses études à l’Institut des hautes études cinématographiques (Idhec), qu’il a intégré en 1957, il est engagé comme stagiaire par la réalisatrice Yannick Bellon sur Le second souffle (1959), puis travaille aux côtés de plusieurs cinéastes de la Nouvelle Vague tels que Pierre Kast (Merci Natercia, 1959), Agnès Varda (Cléo de 5 à 7 , 1962) ou Jean-Luc Godard (le sketch La paresse des Sept péchés capitaux) . Il passe lui-même à la réalisation avec le court métrage Les idoles (1963), Nuit noire, Calcutta (1964) sur un scénario de Marguerite Duras, puis porte à l’écran la pièce de Samuel Beckett Comédie (1965). C’est en 1967 que Marin Karmitz baptise de ses initiales la maison de production mk2 qui se consacre dans un premier temps au court métrage. Dans la foulée de Mai 68, devenu membre de ...