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Articles

Affichage des articles du juillet, 2026

“Dry Leaf” d’Aleksandre Koberidze

Film germano-géorgien d’Aleksandre Koberidze (2025), avec David Koberidze, Otar Nijaradze, Irina Chelidze, Giorgi Bochorishvili, Vakhtang Fanchulidze… 3h06. Sortie le 8 juillet 2026. Un homme se lance sur la piste de sa fille qui a disparu sous le prétexte saugrenu d’aller photographier les terrains de football disséminés dans l’ensemble de la Géorgie : pelouses approximatives et buts souvent constitués de trois morceaux de bois où des gamins exsudent leur surcroît énergétique en rêvant d’exploits sur tapis vert. Le film suit cette quête improbable dont l’objectif semble s’éloigner un peu plus à chaque étape et auquel se substitue la mission que s’est assigné cet homme qui s’adresse en outre à un ami imaginaire. Les plus de trois heures de Dry Leaf sont constitutives de son dispositif, au même titre que son image qui joue sur d’infinis camaïeux de bruns et verts enchâssés dans un cadre carré. Comme si le réalisateur cherchait ainsi à nous emprisonner dans l’espace de son propre terrai...

“La chaleur” de Stéphane Demoustier

Film franco-italo-belge de Stéphane Demoustier (2026), avec Hadrien Hussein, Tristan Richard, Martina La Manna, Noé Houssard, Zakariya Gouram, Cécile Ducrocq, Marguerite Demoustier, Rida Elmanawehly, Sarah Le Picard, Stessie Santoru, Doralice Aberrane, Lalie Lou Dessalle… 1h33. Sortie le 8 juillet 2026. Martina La Manna En mai 2025, alors même qu’il présentait dans la section cannoise Un certain regard L’inconnu de la Grande Arche dont il soulignait que c’était un film de commande, Stéphane Demoustier se réjouissait de passer l’été à tourner un nouveau projet qui lui tenait à cœur. C’est un an plus tard, dans un contexte caniculaire, que sort La chaleur , l’adaptation du premier roman de Victor Jestin (Flammarion, 2019), par ailleurs scénariste du téléfilm La cour (2022) de Hafsia Herzi. Un huis clos à ciel ouvert, qui se déroule dans un camping des Landes où un adolescent plutôt introverti assiste à la chute accidentelle d’un beau gosse dont il s’empresse d’ensevelir le corps, de cr...

“Evil Dead Burn” de Sébastien Vaniček

Film américain de Sébastien Vaniček (2026), avec Souheila Yacoub, Hunter Doohan, Luciane Buchanan, Tandi Wright, Maude Davey, Erroll Shand, Keanu Karim, Tapiwa Soropa, George Pullar, Greta van den Brink, Victory Ndukwe… 1h50. Sortie le 8 juillet 2026. Souheila Yacoub Sébastien Vaniček fait partie de ces réalisateurs français que tout ou presque destinait à partir pour des horizons plus lointains. Son premier long métrage, Vermines, racontait l’invasion d’une tour de banlieue par une prolifération d’araignées venimeuses. C’était l’un de ces films catastrophes qui utilisent le spectacle comme matière à une réflexion plus vaste sur l’ordre social. En l’occurrence, cet immeuble minable devient l’épicentre d’un monde malade dont les pauvres sont systématiquement les victimes expiatoires, même si comme ici, leur salut repose sur leur solidarité. Ce film redoutablement efficace attire l’attention du maître de l’horreur, Stephen King en personne, et vaut au réalisateur d’être engagé par Sam ...

“L’écologie des sentiments” d’Alexandre Steiger

Film français d’Alexandre Steiger (2026), avec Andranic Manet, Salomé Rose Stein, Alexandre Steiger, Abraham Wapler, Florence Janas, Charlotte Laemmel, Gulliver Hecq… 1h24. Sortie le 8 juillet 2026. Salomé Rose Stein et  Andranic Manet La plupart des films s’intègrent dans des univers familiers, qu’ils soient passés, présents voire futurs. Certains autres, beaucoup plus rares, osent creuser leur propre sillon dans une sorte de monde parallèle qui semble régi par des règles autonomes sans perturber pour autant ce qui l’entoure. C’est assurément le cas du premier long métrage du comédien Alexandre Steiger, vu notamment chez Nicolas Pariser et Erwan Le Duc, qui s’est donné par ailleurs ici le rôle d’un patron d’hôtel. Il épuise en l’occurrence un point de départ assez simple : deux jeunes gens qui ne se connaissent pas se retrouvent pour remplir une mission qui leur a été confiée par de mystérieux commanditaires. Ce qu’ils n’ont pas prévu, c’est que le réceptionniste, également fils d...

“Seule la vie” d’Adrian Goiginger

Vier Minus Drei Film germano-autrichien d’Adrian Goiginger (2026), avec Valerie Pachner, Robert Stadlober, Stefanie Reinsperger, Hanno Koffler, Ronald Zehrfeld, Margarethe Tiesel, Paul Wolff-Plottegg, Michael Gampe, Petra Morzé, Michael Fuith, Johann Wolfgang Lampl, Sophia Laggner, Simon Morzé, Maximilian Reinwald, Karl Markovics… 2h01. Sortie le 8 juillet 2026. Valerie Pachner et Robert Stadlober Le titre allemand de ce film résume parfaitement son enjeu : Quatre moins trois qui fut celui d’un livre paru en 2010 dans lequel Barbara Pachl-Eberhardt relatait la tragédie familiale qu’elle avait vécue. C’est l’équation tragique à laquelle se trouve confrontée une femme qui apprend que son compagnon et ses deux enfants sont morts dans un accident de la route. Dès lors, le monde entier s’effondre autour d’elle. Précisons qu’il ne s’agit pas ici de déflorer le sujet du film qui découle en fait de ce postulat de départ. Du bonheur de cette famille, on ne voit que peu de choses, mais on devin...